Avant d'être détruit en 1404, sa fille Blanche de France y résida, également veuve, d'où le nom du château qui pourrait venir du fait que les reines françaises en deuil s'habillaient en blanc. Par la suite, le quartier devient celui des teinturiers, et la famille Gobelin s'y installe au XVIe siècle, faisant reconstruire une demeure et des bâtiments industriels sur l'emplacement, mais gardant l'ancien nom.
En 1572, le château est vendu à Michel Charpentier qui y installe sa teinturerie de draps, avant qu'au siècle suivant, Jean L’Hoste, ne fasse quelques modifications architecturales. Bien loin de la demeure royale, le lieu est successivement une brasserie, une tuilerie, une tannerie, et le repaire d'un club de Jacobins. Si le pavillon à tour a été détruit pendant la Commune de Paris, il est ensuite reconstruit à l'identique.
Construite en pierre de taille, la demeure possède des fenêtres à meneaux, un corps de logis à tourelles à pans coupés, deux escaliers à vis, des caves voûtées et une cour d'honneur accessible par un passage cocher surmonter d'une galerie à arcades. C'est le château tel qu'on le connait aujourd'hui, datant donc de la Renaissance, avec une architecture superbe, relié à l'îlot de la Reine Blanche, qui se compose d'autres bâtiments historiques.
Classé Monument historique en 1980, le bâtiment est réhabilité en 2002, devenant un lieu d'habitation, et dont on peut visiter les extérieurs, ainsi que l'une des tours à vis, véritable prouesse architecturale, lors des Journées du Patrimoine. 📔

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