A vingt ans, il se rend souvent au monastère de Notre-Dame de Mayfouk de l’ordre libanais maronite, et décide d’y entrer. Sa mère lui dit : « si tu ne devais pas être un bon religieux, je te dirais reviens à la maison, mais je sais maintenant que le Seigneur te veux à son service, qu’il te bénisse et fasse de toi un saint ». Après dix jours, Youssef prend l’habit et choisit le nom de Charbel, illustre martyr de l’Eglise d’Antioche. Dès le début de sa vie religieuse, sa générosité dépasse toute obligation, aucun travail manuel ne le rebute, on le charge de nettoyer les couloirs, collecter les ordures, défricher les terres incultes. A 25 ans frère Charbel prononce ses vœux et part étudier la théologie au couvent saint Cyprien de Kfifan. Il est ordonné prêtre en 1859 à Bkerke, Charbel va alors passer 16 ans dans le monastère Saint Maron d’Annaya.
A l’âge de 47 ans, le Seigneur lui inspire de se retirer dans un ermitage. Les supérieurs n’acceptent pas facilement et demandent un signe au Seigneur. Ce signe sera que la lampe de saint Charbel, remplie d’eau à la place de l’huile, brûlera normalement. Dès le lendemain, 15 février 1875, le père Charbel obtient de son supérieur la permission de se retirer dans l’ermitage saint Pierre et saint Paul voisin du monastère. Pendant 23 ans, jusqu’à sa mort, il va mener une vie de prière et de pénitence. Tous les jours, il se rend à la chapelle et demeure des heures en adoration, presque continuellement à genoux, il s’absorbe dans une profonde méditation. Aux questions qu’on lui pose il répond aimablement juste le nécessaire. Le 16 décembre 1898 pendant la messe, Charbel est atteint de paralysie. Son agonie dure huit jours, pendant ce temps, il répète continuellement les paroles de la messe. Charbel meurt le 24 décembre, pendant la vigile de Noël.
En 1950, sa tombe est ouverte et son corps exposé aux visiteurs. Cette année est marquée par le grand nombre de miracles qui ont lieu autour du tombeau de saint Charbel. Il est béatifié le 5 décembre 1965. Le pape Paul VI célèbre sa canonisation le 9 décembre 1977 dans la basilique Saint-Pierre de Rome.
Parmi les nombreux miracles attribués à l'intercession de l'homme de Dieu, l'Église en retint deux pour la Béatification et un troisième pour la Canonisation.
Sœur Marie Abel Qamari, de la Congrégation des Saints Cœurs, opérée à deux reprises d'un ulcère très grave, supportait depuis quatorze ans des douleurs indescriptibles. Elle guérit à Annaya le 12 Juillet 1950.
Iskandar Naïm Obeid, de Baabdate, avait perdu en 1937 l'usage d'un œil. Comme on lui avait conseillé de le faire enlever pour sauver le second, il pria le Père Charbel d'intercéder pour lui et redécouvrit la vue, après sa visite à Annaya en 1950.
Miriam Aouad, de Hammana, avait un cancer de la gorge. Les médecins déclaraient leur incapacité de la soigner. Elle pria Saint Charbel et en 1967, elle fut guérie par son intercession.
L'Église universelle célèbre sa mémoire le 24 Juillet. 🌸

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